Vous rêvez de vous lancer dans l’investissement locatif mais hésitez entre acquérir un bien clé en main ou vous retrousser les manches avec une rénovation ? Cette question taraude bon nombre d’investisseurs, débutants comme confirmés. Acheter un logement avec travaux promet une décote intéressante et une personnalisation selon vos critères, tandis qu’un bien sans travaux garantit une mise en location rapide et une tranquillité d’esprit appréciable. Dans cet article, nous allons décortiquer les avantages et inconvénients de chaque option, analyser la rentabilité réelle selon votre profil, et vous donner les clés pour faire le choix le plus adapté à votre situation financière et vos objectifs patrimoniaux.
Les atouts d’un investissement immobilier avec travaux
Opter pour un bien nécessitant une rénovation n’est pas qu’une question d’économie au départ. C’est toute une stratégie patrimoniale qui se dessine derrière ce choix.
Une décote au prix d’achat significative
Le premier avantage qui saute aux yeux, c’est bien sûr le prix d’acquisition. Un appartement ou une maison à rénover se négocie généralement 15 à 30% moins cher qu’un bien équivalent en parfait état. Cette différence de prix au mètre carré peut représenter des dizaines de milliers d’euros d’économie sur votre investissement initial. Vous bénéficiez ainsi d’un point d’entrée plus accessible sur le marché immobilier, particulièrement dans les zones tendues où les prix flambent.
Cette décote ne tombe pas du ciel. Elle reflète l’état du logement et les travaux à prévoir. Mais c’est justement ce qui crée l’opportunité pour l’investisseur averti.
La perspective d’une plus-value substantielle
Voilà où réside le véritable potentiel d’un achat avec travaux : la création de valeur. En rénovant intelligemment votre bien, vous ne vous contentez pas de le remettre aux normes. Vous créez de la valeur ajoutée. Un appartement acheté 150 000 euros dans lequel vous injectez 30 000 euros de travaux peut facilement valoir 220 000 euros après rénovation, surtout si vous avez optimisé l’agencement et choisi des finitions de qualité.
Cette plus-value se matérialise à deux moments : lors de la revente évidemment, mais aussi dès la mise en location. Un bien rénové avec goût commande un loyer supérieur à la moyenne du secteur.
Une personnalisation totale du logement
Rénover vous offre une liberté totale dans l’aménagement. Vous décidez de tout : l’implantation de la cuisine, la configuration de la salle de bains, les revêtements de sol, la peinture. Cette maîtrise vous permet d’optimiser chaque mètre carré selon les attentes du marché locatif local. Vous transformez un deux-pièces mal agencé en un studio avec chambre séparée ? Vous créez une salle d’eau moderne là où il n’y avait qu’un coin toilette vétuste ? Ces choix stratégiques maximisent l’attractivité locative de votre bien.
Vous pouvez également cibler précisément votre futur locataire en adaptant les prestations : étudiant, jeune actif, famille avec enfants.
L’accès à des dispositifs fiscaux avantageux
La rénovation ouvre la porte à plusieurs leviers fiscaux intéressants. Le dispositif Denormandie, par exemple, permet aux investisseurs réalisant des travaux représentant au moins 25% du coût total de l’opération de bénéficier d’une réduction d’impôt. Les travaux d’amélioration énergétique peuvent également vous faire profiter de diverses aides : MaPrimeRénov’, éco-PTZ, TVA à taux réduit.
Ces dispositifs allègent considérablement la facture finale de votre rénovation. Certains investisseurs parviennent ainsi à financer jusqu’à 40% de leurs travaux grâce aux aides publiques.
Les défis et contraintes d’un bien avec travaux
Soyons francs : investir dans un bien à rénover n’a rien d’une sinécure. Plusieurs écueils guettent l’investisseur imprudent ou mal préparé.
Le risque de dépassement budgétaire
C’est le cauchemar de tout rénovateur : les mauvaises surprises qui font gonfler la facture. Vous pensiez simplement rafraîchir la peinture et changer le parquet, mais découvrez de l’humidité dans les murs, une installation électrique hors normes ou une toiture à refaire. Le budget travaux peut rapidement déraper de 20, 30, voire 50% par rapport aux prévisions initiales.
Pour minimiser ce risque, faites systématiquement réaliser un diagnostic complet avant l’achat. L’intervention d’un architecte ou d’un maître d’œuvre lors des visites peut vous éviter des déconvenues coûteuses.
Un délai de mise en location prolongé
Pendant que vous rénovez, votre bien ne génère aucun revenu locatif. Or, vous remboursez déjà votre crédit immobilier. Cette période de vacance locative peut durer de 3 à 12 mois selon l’ampleur du chantier. Durant cette période, votre trésorerie est mise à rude épreuve : remboursement du prêt, charges de copropriété, taxe foncière, factures des artisans.
Cette réalité pousse certains investisseurs à abandonner leur projet en cours de route, faute de trésorerie suffisante. D’où l’importance de constituer une épargne de sécurité avant de se lancer.
La gestion du chantier et des artisans
Coordonner plusieurs corps de métier, vérifier la conformité des travaux, gérer les imprévus, négocier avec les fournisseurs : la rénovation est chronophage. Si vous exercez une activité professionnelle à temps plein, jongler entre votre travail et le suivi de chantier relève du défi. Certains investisseurs sous-estiment cet aspect et se retrouvent débordés, ce qui impacte la qualité du résultat final.
Déléguer à un maître d’œuvre sécurise le projet mais grève d’autant votre budget, avec des honoraires oscillant entre 8 et 15% du montant des travaux.
Les avantages d’un investissement sans travaux
Passons maintenant au camp adverse : celui des investisseurs qui privilégient la simplicité et la rapidité d’exécution.
Une mise en location immédiate
L’argument massue du bien sans travaux, c’est la génération de revenus locatifs dès le premier mois. Vous signez chez le notaire le lundi, vous trouvez un locataire la semaine suivante, et les loyers tombent dès le mois suivant. Cette fluidité est particulièrement appréciable pour les investisseurs qui comptent sur ces revenus pour boucler leur budget ou rembourser leur emprunt.
Pas de stress lié au chantier, pas de coordination d’artisans, pas de mauvaises surprises techniques. Vous vous concentrez uniquement sur la recherche du bon locataire.
Un financement plus simple auprès des banques
Les établissements bancaires adorent les dossiers sans travaux. Pourquoi ? Parce que le risque est limité et que la rentabilité est immédiate. Votre capacité de remboursement s’appuie sur des loyers réels et non sur des projections hypothétiques post-rénovation. Les banques sont donc plus enclines à financer 100% du projet, voire davantage dans certains cas, sans exiger d’apport conséquent.
Le taux d’intérêt proposé est souvent plus compétitif sur un bien sans travaux, car le banquier n’intègre pas de prime de risque liée au chantier.
Aucune contrainte de gestion de chantier
Votre temps est précieux. Investir dans un bien clé en main vous dispense de toute la logistique inhérente à la rénovation. Pas de rendez-vous avec les artisans à 7h du matin, pas de courses chez les fournisseurs de matériaux, pas de litiges avec un plombier qui a mal posé votre douche italienne. Vous vous épargnez également la gymnastique mentale consistant à estimer si tel devis est raisonnable ou totalement surfait.
Cette tranquillité d’esprit a un prix, certes, mais elle permet de se concentrer sur l’essentiel : la gestion locative et l’optimisation de votre patrimoine.
Une prévisibilité budgétaire totale
Avec un bien sans travaux, ce que vous voyez est ce que vous payez. Votre budget se limite au prix d’acquisition, aux frais de notaire et éventuellement aux honoraires d’agence. Point. Aucun risque de dérapage budgétaire, aucune mauvaise surprise technique qui viendrait plomber votre plan de financement. Cette prévisibilité facilite grandement la construction de votre montage financier et rassure votre banquier.
Les limites d’un bien sans travaux
Tout n’est pas rose dans le royaume du sans-travaux. Cette option comporte son lot de contraintes qu’il convient d’identifier avant de vous engager.
Un prix d’achat plus élevé au mètre carré
La contrepartie de la tranquillité, c’est le prix. Un logement en parfait état se paie au prix fort, souvent 20 à 35% plus cher qu’un bien comparable nécessitant une rénovation. Dans les grandes métropoles, cette différence se chiffre en dizaines de milliers d’euros. Pour un budget donné, vous accédez donc à une surface moindre ou vous vous retrouvez dans un secteur moins prisé.
Cette prime à la qualité grignote votre potentiel de plus-value à la revente. L’équation financière devient alors moins séduisante sur le long terme.
Un potentiel de plus-value limité
Acheter un bien déjà rénové, c’est aussi acheter la plus-value que le vendeur a créée avant vous. Vous ne bénéficiez pas de l’effet de levier que procurent les travaux. À moins d’une forte revalorisation du quartier ou d’une évolution favorable du marché immobilier, votre marge de manœuvre pour générer de la plus-value reste étroite. Vous serez tributaire des fluctuations du marché, sans avoir la possibilité d’influencer significativement la valeur de votre actif.
Un choix de biens plus restreint
Les logements en excellent état sans aucun travaux à prévoir ne courent pas les rues, surtout dans l’ancien. Votre choix se limite donc à un inventaire restreint, ce qui peut vous contraindre à des concessions : emplacement moins optimal, surface réduite, configuration non idéale. La concurrence est également plus rude sur ces biens attractifs, avec parfois des situations de surenchère qui gonflent artificiellement les prix.
Comment déterminer la meilleure option selon votre profil ?
Ni le tout-travaux ni le zéro-travaux ne constitue une vérité universelle. Votre choix doit s’aligner sur plusieurs paramètres personnels.
Évaluez votre capacité financière réelle
Commencez par faire vos comptes. Disposez-vous d’un apport conséquent ? Pouvez-vous supporter une période sans revenus locatifs de 6 à 12 mois ? Avez-vous une épargne de précaution pour absorber d’éventuels dépassements budgétaires ? Si votre trésorerie est juste, un bien sans travaux s’impose pour éviter les situations de stress financier. À l’inverse, un apport confortable et des revenus stables vous autorisent à viser un bien avec travaux pour maximiser la rentabilité.
Calculez précisément votre reste à vivre après prise en compte de toutes les mensualités. Une marge de sécurité de 20% minimum est recommandée.
Analysez votre disponibilité temporelle
Rénover un bien mobilise du temps. Beaucoup de temps. Même en déléguant à un maître d’œuvre, vous devrez valider des choix, suivre l’avancement, régler des litiges. Si votre emploi du temps professionnel est déjà saturé, si vous avez une vie de famille bien remplie, mieux vaut privilégier la simplicité d’un bien sans travaux. Vous préserverez ainsi votre équilibre vie professionnelle-vie personnelle sans vous transformer en chef de chantier le week-end.
Définissez votre horizon d’investissement
Votre stratégie diffère selon que vous visez du court, moyen ou long terme. Pour une revente rapide dans les 3-5 ans, un bien avec travaux optimise la plus-value. Pour un projet de transmission patrimoniale sur 15-20 ans, la différence s’estompe, et la simplicité d’un bien sans travaux peut primer. Pour générer des revenus complémentaires immédiats en vue de votre retraite, le sans-travaux s’impose par sa rapidité de mise en œuvre.
Jaugez vos compétences techniques
Avez-vous des notions en bâtiment ? Êtes-vous capable d’identifier une bonne affaire et de repérer les vices cachés ? Savez-vous chiffrer un chantier et détecter un devis aberrant ? Ces compétences font toute la différence dans la réussite d’un projet avec travaux. Si le vocabulaire technique du BTP vous est étranger, vous risquez de vous faire mener en bateau par des artisans peu scrupuleux ou de faire des choix inadaptés.
Une formation courte en rénovation ou l’accompagnement par un expert peuvent combler ce manque de connaissances.
Les critères de rentabilité à analyser dans les deux cas
Au-delà des considérations personnelles, la rentabilité reste le nerf de la guerre en investissement locatif.
Le calcul du rendement brut et net
Pour un bien sans travaux, le calcul est direct : (loyer annuel / prix d’achat) x 100. Un appartement de 180 000 euros loué 800 euros par mois affiche un rendement brut de 5,3%. Déduisez les charges, la taxe foncière, les frais de gestion et vous obtenez le rendement net, souvent compris entre 3 et 4%.
Pour un bien avec travaux, intégrez le coût de la rénovation dans l’équation : (loyer annuel / [prix d’achat + coût travaux]) x 100. Un bien acheté 130 000 euros avec 40 000 euros de travaux et loué 850 euros par mois dégage un rendement brut de 6%. Attention toutefois : ce chiffre ne devient effectif qu’après la fin des travaux et la mise en location.
L’effet de levier du crédit
Le crédit immobilier amplifie votre rentabilité, surtout avec un bien avec travaux. Emprunter 170 000 euros à 3,5% pour acheter et rénover un bien qui vous rapporte 6% de rendement crée un effet de levier positif. Votre capital propre investi génère une rentabilité supérieure au taux d’emprunt. À l’inverse, sur un bien sans travaux à faible rendement (3%), l’effet de levier joue contre vous si votre taux d’emprunt approche les 3,5-4%.
La fiscalité applicable
Les revenus locatifs sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers. Selon votre tranche marginale d’imposition, cette fiscalité peut sérieusement écorner votre rentabilité nette. Le régime réel permet de déduire vos charges et travaux, tandis que le micro-foncier offre un abattement forfaitaire de 30%. Pour un bien avec gros travaux, le régime réel s’avère généralement plus avantageux les premières années, le temps d’amortir les dépenses de rénovation.
Certains dispositifs comme le Denormandie ou le Loc’Avantages peuvent alléger significativement votre pression fiscale.
Cas pratiques et exemples concrets d’investissements réussis
Rien ne vaut des exemples réels pour illustrer concrètement la problématique.
Exemple 1 : investissement avec travaux à Lille
Marie, 35 ans, cadre dans l’informatique, achète un appartement de 60 m² dans le Vieux-Lille à 150 000 euros, nécessitant 35 000 euros de rénovation complète. Après 8 mois de travaux, elle loue le bien 850 euros par mois. Son rendement brut atteint 5,5%. Trois ans plus tard, elle revend le bien 245 000 euros, dégageant une plus-value nette de 45 000 euros. Le pari de la rénovation s’est révélé gagnant, malgré un dépassement budgétaire de 5 000 euros en cours de chantier.
Exemple 2 : investissement sans travaux à Bordeaux
Thomas, 42 ans, profession libérale avec peu de temps libre, privilégie un studio de 25 m² entièrement refait à neuf dans le quartier Saint-Michel. Prix d’acquisition : 130 000 euros, loyer mensuel : 550 euros. Rendement brut de 5,1%. Mise en location immédiate, aucun stress lié au chantier. Cinq ans plus tard, la valeur du bien stagne à 135 000 euros, mais Thomas a encaissé 33 000 euros de loyers cumulés et bénéficié d’une gestion locative sereine. Sa stratégie patrimoniale privilégiait la régularité des revenus à la recherche de plus-value spéculative.
Les pièges à éviter absolument
Certaines erreurs classiques peuvent transformer votre investissement en gouffre financier.
Sous-estimer le coût réel des travaux
L’erreur numéro un : prévoir 20 000 euros de travaux sur un devis de cuisine obtenu sur Internet, sans prendre en compte le déplacement des arrivées d’eau, la mise aux normes électriques ou le ragréage du sol. Majorez systématiquement vos estimations de 20 à 30%. Mieux vaut une bonne surprise qu’un trou dans la trésorerie.
Acheter un bien sans travaux en fin de cycle
Un logement impeccable aujourd’hui peut nécessiter de lourds investissements dans 5 ans : chaudière à changer, toiture à refaire, fenêtres à remplacer. Lors de l’achat, faites réaliser tous les diagnostics obligatoires mais aussi un diagnostic complet de l’état général du bien. Anticipez les grosses dépenses à venir pour ne pas être pris au dépourvu.
Se lancer dans des travaux structurels sans expertise
Abattre une cloison porteuse, modifier l’évacuation des eaux usées, créer une ouverture dans un mur mitoyen : ces interventions exigent l’accompagnement d’un professionnel. Un architecte ou un bureau d’études techniques vous évitera de commettre des erreurs structurelles lourdes de conséquences. Les économies réalisées en se passant de leurs services se transforment souvent en surcoûts catastrophiques.
FAQ
Le budget dépend de la localisation et de l’ampleur des travaux, mais comptez au minimum 15 000 à 25 000 euros de travaux pour une rénovation complète d’un studio ou d’un deux-pièces. Ajoutez-y le prix d’acquisition du bien, soit un investissement global démarrant autour de 80 000 à 120 000 euros dans les villes moyennes.
Pour une rénovation légère (peinture, sols, cuisine), comptez 1 à 3 mois. Une rénovation complète avec réfection de la salle de bains, mise aux normes électriques et plomberie mobilise 4 à 8 mois. Les travaux lourds incluant des modifications structurelles peuvent s’étendre sur 10 à 14 mois.
Pas nécessairement, mais les banques scrutent davantage votre dossier. Elles exigent généralement des devis détaillés des artisans et peuvent libérer les fonds de manière progressive, au fur et à mesure de l’avancement du chantier. Un apport personnel de 15 à 20% rassure l’établissement prêteur.
Le neuf offre des garanties (garantie décennale, garantie de parfait achèvement) et des avantages fiscaux, mais coûte 20 à 40% plus cher au m² que l’ancien rénové. L’ancien rénové se situe souvent dans des quartiers plus centraux et offre plus de cachet. Le choix dépend de vos priorités : sécurité et modernité (neuf) ou emplacement et charme (ancien rénové).
Oui, en faisant appel à un maître d’œuvre ou un architecte. Ces professionnels conçoivent le projet, sélectionnent les artisans, coordonnent le chantier et vérifient la conformité des travaux. Leurs honoraires représentent 8 à 15% du montant des travaux, mais vous garantissent tranquillité et qualité d’exécution.
La cuisine et la salle de bains sont les deux pièces qui influencent le plus la décision du locataire. Investir dans une cuisine fonctionnelle et une salle d’eau moderne maximise votre loyer potentiel. Viennent ensuite l’isolation thermique (confort et économies d’énergie pour le locataire) et le revêtement des sols (aspect visuel immédiat).
Faites réaliser au minimum trois devis détaillés par corps de métier. Pour une estimation rapide, comptez 500 à 800 euros/m² pour une rénovation complète, 300 à 500 euros/m² pour une rénovation partielle. Ces montants varient fortement selon la région et le standing visé. L’intervention d’un économiste de la construction garantit une estimation fiable, pour environ 500 à 1 000 euros.
Certaines le sont. MaPrimeRénov’ est réservée aux résidences principales, mais vous pouvez bénéficier de l’éco-PTZ, de la TVA à 5,5% sur les travaux d’amélioration énergétique, et du dispositif Denormandie dans certaines villes. Consultez le site service-public.fr pour connaître précisément votre éligibilité.
La question d’investir avec ou sans travaux n’appelle donc pas de réponse universelle. Votre décision doit résulter d’une analyse fine de votre situation personnelle, de vos objectifs patrimoniaux et de votre appétence au risque. Le bien avec travaux séduit par son potentiel de plus-value et sa rentabilité supérieure, mais exige du temps, des compétences et une trésorerie solide. Le bien sans travaux garantit simplicité et revenus immédiats, au prix d’un ticket d’entrée plus élevé et d’un potentiel de valorisation moindre. L’essentiel est de rester cohérent avec votre profil d’investisseur et de ne jamais sacrifier la prudence financière sur l’autel de l’opportunisme.
Et si finalement, la vraie question n’était pas « avec ou sans travaux », mais plutôt « quel montage financier et juridique optimiser pour pérenniser mon patrimoine immobilier » ? Car au-delà du bien lui-même, c’est toute votre stratégie d’investissement qu’il convient de repenser pour l’adapter aux évolutions du marché et de la fiscalité.