Vous envisagez d’investir dans l’immobilier et vous vous demandez s’il vaut mieux acheter en nom propre ou créer une SCI ? Cette question revient systématiquement sur la table lorsqu’on prépare un projet immobilier. Et pour cause : le choix entre ces deux options peut avoir des conséquences importantes sur votre fiscalité, votre gestion patrimoniale et même sur la transmission future de vos biens.
Dans ce guide, vous découvrirez les différences concrètes entre l’achat en nom propre et l’investissement via une société civile immobilière. Nous examinerons les avantages et inconvénients de chaque formule, les situations où l’une s’impose naturellement, et les erreurs à éviter. Vous trouverez également des exemples concrets pour vous aider à faire le bon choix selon votre situation personnelle.
Achat en nom propre : la simplicité avant tout
L’achat en nom propre reste la formule la plus courante pour acquérir un bien immobilier. Vous achetez directement avec vos fonds personnels, vous signez chez le notaire, et votre nom figure sur le titre de propriété. Point final.
Cette approche séduit par sa simplicité administrative. Pas de statuts à rédiger, pas d’immatriculation au greffe du tribunal de commerce, pas de comptabilité à tenir. Vous êtes propriétaire, vous gérez votre bien comme vous l’entendez.
Les avantages de l’achat en nom propre
La fiscalité de l’achat en nom propre présente des atouts non négligeables. Si vous investissez dans votre résidence principale, vous bénéficiez d’une exonération totale de plus-value lors de la revente. Un avantage considérable que vous perdez automatiquement en passant par une structure sociétaire.
Pour l’investissement locatif, le nom propre offre également des possibilités intéressantes. La location meublée, notamment, permet d’optimiser sa fiscalité grâce au statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Les revenus locatifs peuvent être imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, avec la possibilité de déduire les amortissements.
Les frais de notaire sont calculés sur le prix d’achat du bien, sans surcoût lié à la création d’une structure. Vous évitez aussi les frais d’annonces légales et les honoraires de rédaction des statuts.
Les limites à connaître
L’achat en nom propre montre rapidement ses limites dans certaines situations. Si vous souhaitez acquérir un bien à plusieurs, vous vous retrouvez en indivision. Cette situation peut devenir problématique en cas de désaccord entre les copropriétaires.
Chaque décision importante nécessite l’accord de tous les indivisaires. Impossible de vendre sans l’unanimité. Un seul indivisaire peut même demander le partage du bien à tout moment, ce qui peut forcer une vente aux enchères.
La transmission du patrimoine immobilier en nom propre s’avère également plus complexe. Lors d’une succession, les droits de succession s’appliquent sur la pleine propriété du bien, sans possibilité de démembrement progressif. Les héritiers doivent parfois vendre le bien pour régler les droits dus à l’administration fiscale.
La SCI : un outil de gestion patrimoniale
La société civile immobilière constitue une forme juridique spécifiquement conçue pour gérer un patrimoine immobilier. Deux personnes minimum s’associent pour créer cette structure, apportent du capital social (même symbolique), et obtiennent en contrepartie des parts sociales.
Comment fonctionne une SCI ?
La création d’une SCI commence par la rédaction des statuts. Ce document fixe les règles de fonctionnement de la société : objet social, capital, répartition des parts, modalités de décision. Les statuts peuvent être rédigés sous seing privé ou par acte notarié.
Une fois les statuts rédigés, vous devez publier une annonce légale dans un journal d’annonces légales, puis immatriculer la société au registre du commerce et des sociétés. La SCI devient alors une personne morale distincte de ses associés.
Le gérant, désigné dans les statuts ou lors d’une assemblée, assure la gestion quotidienne. Il représente la société vis-à-vis des tiers, signe les baux, encaisse les loyers, s’occupe de l’entretien des biens immobiliers.
L’achat d’un immeuble en SCI : pourquoi ça change tout
Acheter un immeuble en SCI plutôt qu’en nom propre modifie profondément la nature de votre investissement. Vous ne détenez plus directement le bien, mais des parts sociales représentant une quote-part de la société propriétaire.
Cette distinction peut sembler théorique, mais elle ouvre des possibilités considérables. Vous pouvez par exemple donner progressivement des parts sociales à vos enfants, en bénéficiant des abattements sur les donations tous les quinze ans. Une stratégie impossible en nom propre sans céder directement la propriété du bien.
Le démembrement de propriété prend également tout son sens en SCI. Vous pouvez séparer la nue-propriété et l’usufruit des parts sociales, créant ainsi une décote importante sur la valeur transmise. Le conjoint survivant conserve l’usufruit des parts, donc les revenus locatifs, tandis que les enfants reçoivent la nue-propriété avec une taxation réduite.
La fiscalité de la SCI : deux régimes possibles
Par défaut, une SCI relève du régime fiscal de la transparence. Les revenus fonciers sont imposés directement au nom de chaque associé, proportionnellement à ses parts. Chaque associé déclare sa quote-part des loyers perçus dans sa déclaration de revenus.
Ce régime transparent permet de déduire les charges liées au bien : intérêts d’emprunt, taxe foncière, frais de gestion, travaux d’entretien. Le résultat (bénéfice ou déficit) est ensuite réparti entre les associés selon leur pourcentage de parts.
Vous pouvez aussi opter pour l’impôt sur les sociétés. Cette option devient intéressante si vous souhaitez constituer un patrimoine immobilier important en réinvestissant les bénéfices. Attention toutefois : ce choix est irrévocable et entraîne une imposition des plus-values au taux de 25% environ, sans abattement pour durée de détention.
Achat d’un appartement en SCI ou nom propre : cas pratiques
Exemple 1 : l’achat d’une résidence principale
Sophie envisage d’acheter un appartement de 300 000 € à Lyon pour y habiter. Elle hésite entre le nom propre et une SCI familiale.
Dans ce cas, l’achat en nom propre s’impose. La résidence principale bénéficie d’une exonération totale de plus-value à la revente, quel que soit le montant du gain réalisé. Cet avantage fiscal considérable disparaît en SCI, même si vous occupez personnellement le bien.
De plus, créer une structure pour habiter son propre logement génère des formalités inutiles. Vous devrez tenir une comptabilité, publier des annonces légales, organiser des assemblées. Un fardeau administratif sans contrepartie réelle.
Sophie achète donc en nom propre. Simple, efficace, et fiscalement optimal.
Exemple 2 : investissement locatif à deux
Marc et Julie, concubins, souhaitent investir ensemble dans un appartement locatif de 250 000 €. Ils veulent chacun contribuer à parts égales et percevoir la moitié des loyers.
L’indivision leur permettrait d’acheter en nom propre à deux. Mais cette solution présente des risques. Si leur relation se termine, la gestion du bien peut devenir conflictuelle. L’un peut demander le partage et forcer la vente, même si l’autre souhaite conserver.
La SCI offre un cadre plus sécurisant. Les statuts prévoient les règles de fonctionnement, les conditions de cession de parts, les modalités de décision. En cas de séparation, un associé peut racheter les parts de l’autre selon une valorisation prévue à l’avance.
Marc et Julie créent donc une SCI. Chacun apporte 50 000 € au capital social et souscrit un emprunt immobilier de 75 000 € via la société. Ils sont tous deux gérants et partagent les décisions importantes.
Exemple 3 : constitution d’un patrimoine familial
Jean et Marie, mariés, possèdent déjà leur résidence principale. Ils souhaitent acquérir plusieurs biens immobiliers pour constituer un patrimoine qu’ils transmettront à leurs trois enfants.
Acheter plusieurs biens immobiliers en nom propre compliquerait grandement la transmission. À leur décès, les enfants se retrouveraient en indivision sur plusieurs propriétés, avec tous les risques de blocage que cela comporte.
La SCI familiale résout élégamment ce problème. Jean et Marie créent la société avec un capital de 1 000 €, divisé en 1 000 parts de 1 € chacun. Ils sont associés majoritaires et gérants.
Au fil des années, ils achètent trois appartements locatifs via la SCI. Simultanément, ils donnent progressivement des parts sociales à leurs enfants, profitant de l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans.
À terme, les enfants détiennent la majorité des parts. Mais Jean et Marie conservent la gérance, donc le contrôle de la gestion. À leur décès, les enfants héritent simplement des parts restantes, sans avoir à partager des biens immobiliers en nature.
Achat d’une maison en SCI ou nom propre : réflexions particulières
L’acquisition d’une maison soulève des questions spécifiques selon l’usage prévu. Une maison familiale où vous comptez habiter n’a aucun intérêt à être détenue en SCI. Vous perdriez l’exonération de plus-value sur la résidence principale sans gagner le moindre avantage.
En revanche, une maison destinée à la location peut justifier le recours à une SCI. Particulièrement si vous envisagez d’y réaliser des travaux de rénovation importants ou si vous la destinez à vos enfants à long terme.
Prenons le cas d’une maison de famille transmise de génération en génération. La détenir en SCI permet d’organiser sa jouissance entre plusieurs branches familiales, d’éviter l’indivision, et de faciliter les donations progressives aux membres d’une même famille.
Les critères de choix essentiels
Votre situation personnelle
Vous investissez seul ou à plusieurs ? Cette première question oriente déjà fortement votre choix. L’investissement solitaire se prête parfaitement au nom propre, sauf si vous anticipez une transmission complexe à vos héritiers.
L’investissement à plusieurs appelle naturellement la SCI. Même entre époux, cette structure peut s’avérer pertinente pour protéger les intérêts de chacun, particulièrement en cas de remariage ou de famille recomposée.
Votre projet immobilier
Le type de bien et son usage déterminent largement la pertinence de créer une SCI. Une résidence principale s’achète toujours en nom propre. Un bien locatif meublé se gère généralement mieux en nom propre pour profiter des avantages du statut LMNP.
La location nue, en revanche, peut bénéficier de la structure SCI, particulièrement si vous détenez plusieurs biens immobiliers. La centralisation de la gestion locative dans une seule entité simplifie l’administration et la comptabilité.
Vos objectifs patrimoniaux
Comptez-vous revendre rapidement ou conserver durablement ? La SCI se justifie davantage dans une optique de long terme, avec un projet de transmission aux héritiers. Les coûts de création et de fonctionnement s’amortissent sur la durée.
Si vous visez la revente à court terme (moins de cinq ans), le nom propre évite des formalités inutiles. Vous vendez directement le bien immobilier, sans avoir à dissoudre une société ou à céder des parts sociales.
Votre situation fiscale
Vos revenus actuels influencent également le choix. Les revenus fonciers en nom propre s’ajoutent à vos autres revenus et sont imposés selon votre tranche marginale d’imposition. Si celle-ci est élevée, l’impact peut être conséquent.
En SCI à l’impôt sur les sociétés, les bénéfices sont taxés au taux de 15% jusqu’à 42 500 €, puis à 25% au-delà. Cette option peut sembler attractive, mais attention : vous payez ensuite l’impôt sur le revenu lorsque vous vous versez les bénéfices sous forme de dividendes.
Les erreurs à éviter absolument
Créer une SCI pour sa résidence principale
Cette erreur revient régulièrement. Certains investisseurs créent une SCI pour acheter le logement qu’ils vont occuper, pensant optimiser leur situation. Résultat : ils perdent l’exonération de plus-value et s’imposent des contraintes administratives sans aucun bénéfice.
Une exception existe toutefois : si vous détenez déjà plusieurs biens en SCI et que vous souhaitez habiter temporairement l’un d’eux. Mais cela reste un cas particulier, généralement déconseillé.
Sous-estimer les coûts de fonctionnement d’une SCI
Créer une SCI engendre des frais qu’on oublie souvent d’anticiper. La rédaction des statuts par un notaire coûte entre 1 500 et 2 500 €. L’annonce légale représente environ 200 €. L’immatriculation au greffe ajoute encore quelques centaines d’euros.
Chaque année, vous devrez tenir une comptabilité (même simplifiée), organiser une assemblée générale, établir des comptes annuels. Si vous passez par un expert-comptable, comptez 500 à 1 500 € par an selon la complexité.
Ces coûts doivent être mis en balance avec les avantages attendus. Pour un seul petit bien locatif, le jeu n’en vaut souvent pas la chandelle.
Mal rédiger les statuts
Les statuts constituent le socle de votre SCI. Des statuts mal rédigés peuvent créer des blocages importants : impossibilité de vendre un bien, conflits entre associés, difficultés pour céder des parts.
Prenez le temps de définir précisément les règles de fonctionnement. Qui prend les décisions importantes ? À quelle majorité ? Comment se valorisent les parts en cas de cession ? Un associé peut-il sortir de la société ? À quelles conditions ?
Un avocat ou un notaire spécialisé vous évitera bien des déboires. N’économisez pas sur ce poste : des statuts bien conçus valent leur pesant d’or.
Confondre SCI et optimisation fiscale miracle
La SCI ne constitue pas un outil de défiscalisation. Contrairement aux idées reçues, elle n’offre pas d’avantages fiscaux particuliers sur les revenus locatifs. Les loyers restent imposés, que vous soyez en nom propre ou en SCI transparente.
L’option pour l’impôt sur les sociétés peut même alourdir la fiscalité globale si vous n’avez pas une stratégie patrimoniale claire. Vous payez l’IS sur les bénéfices, puis l’impôt sur le revenu sur les dividendes versés.
La vraie valeur de la SCI réside dans la gestion patrimoniale : faciliter la détention à plusieurs, organiser la transmission, protéger les intérêts de chacun. Pas dans une quelconque économie d’impôt immédiate.
Le financement : des règles différentes
L’emprunt immobilier en nom propre se base sur vos revenus personnels et votre capacité d’endettement. Les banques analysent votre situation financière, calculent votre taux d’endettement, et déterminent votre capacité d’emprunt.
Pour une SCI, le crédit immobilier fonctionne différemment. La banque étudie certes la capacité de remboursement de la société, mais elle demande systématiquement la caution personnelle des associés. Vous vous engagez donc personnellement sur les dettes de la société.
Certains établissements se montrent plus réticents à financer une SCI, surtout si celle-ci vient d’être créée sans historique. D’autres, au contraire, apprécient cette structure qui sépare clairement le patrimoine personnel du patrimoine immobilier détenu.
Les mensualités sont versées par la SCI à partir des loyers perçus. Si ceux-ci ne suffisent pas, les associés doivent effectuer des apports en compte courant d’associé pour compléter. Ces apports peuvent être remboursés ultérieurement, sans fiscalité particulière.
La revente : des mécanismes distincts
Vendre un bien immobilier détenu en nom propre reste un processus classique. Vous signez un compromis de vente, puis l’acte authentique chez le notaire. La plus-value éventuelle bénéficie d’un abattement progressif : exonération totale après vingt-deux ans pour l’impôt sur le revenu, trente ans pour les prélèvements sociaux.
En SCI, deux options s’offrent à vous. Soit la société vend directement le bien immobilier, et la plus-value est imposée selon les mêmes règles qu’en nom propre (si la SCI est à l’IR). Soit vous vendez vos parts sociales, et l’acquéreur devient associé de la SCI propriétaire du bien.
La cession de parts sociales présente un avantage : les droits de mutation sont réduits (5% contre 7 à 8% pour une vente immobilière classique). Mais attention, cette économie sur les frais ne compense pas toujours les inconvénients. L’acquéreur reprend aussi les dettes et engagements de la société, ce qui peut compliquer la transaction.
La gestion quotidienne : simple ou complexe ?
Gérer un bien en nom propre ne demande aucune formalité particulière. Vous encaissez les loyers, payez les charges, déclarez vos revenus fonciers une fois par an. Point.
La SCI impose un formalisme plus lourd. Vous devez théoriquement tenir une comptabilité, conserver les justificatifs de toutes les opérations, établir des comptes annuels. Une assemblée générale doit approuver ces comptes chaque année.
En pratique, pour une petite SCI familiale avec un seul bien, les obligations restent limitées si vous gérez vous-même. Mais dès que le patrimoine se complexifie, l’intervention d’un expert-comptable devient quasi indispensable.
N’oubliez pas non plus les formalités légales. Tout changement important (gérant, siège social, objet social) nécessite une publication au journal d’annonces légales et un dépôt au greffe du tribunal de commerce. Ces démarches ont un coût et prennent du temps.
FAQ : vos questions sur l’achat en SCI ou nom propre
Oui, il est possible d’apporter un bien immobilier détenu en nom propre au capital d’une SCI. Cette opération s’appelle un apport en nature. Attention toutefois : cet apport est considéré comme une vente et déclenche donc le paiement de droits d’enregistrement et éventuellement l’imposition d’une plus-value. Les frais de notaire s’appliquent également. Cette transformation ne doit donc s’envisager que si les avantages de la SCI justifient ces coûts importants.
Les raisons principales d’acheter en SCI sont l’acquisition à plusieurs (pour éviter l’indivision), la transmission progressive du patrimoine aux héritiers (via des donations de parts), la gestion centralisée de plusieurs biens immobiliers, et la protection du conjoint survivant dans certaines configurations familiales. La SCI ne présente pas d’avantages fiscaux immédiats, mais elle offre une grande souplesse dans la gestion patrimoniale à long terme.
Il n’existe pas de statut universellement meilleur. Pour un investissement locatif meublé, le nom propre avec le statut LMNP est généralement optimal. Pour de la location nue avec un objectif de transmission, la SCI familiale peut être pertinente. Si vous investissez seul dans un ou deux biens, le nom propre simplifie la gestion. Pour un patrimoine immobilier important destiné à être transmis, la SCI familiale devient souvent incontournable.
Les principaux inconvénients de la SCI sont les coûts de création (entre 1 500 et 3 000 €) et de fonctionnement (comptabilité, assemblées, publications légales), la complexité administrative, l’impossibilité de bénéficier du statut LMNP, la perte de l’exonération de plus-value sur la résidence principale, et la responsabilité indéfinie des associés (vous répondez des dettes de la société sur votre patrimoine personnel). Pour un petit investissement locatif, ces contraintes peuvent dépasser les avantages.
Oui, un associé peut occuper un bien appartenant à la SCI, mais il doit alors verser un loyer à la société. Ce loyer doit correspondre au prix du marché pour éviter tout redressement fiscal. Cette situation présente peu d’intérêt pour une résidence principale, car vous perdez l’exonération de plus-value tout en payant un loyer. En revanche, elle peut se justifier temporairement dans certaines configurations patrimoniales complexes.
L’indivision est plus simple et moins coûteuse à mettre en place qu’une SCI, mais elle offre beaucoup moins de souplesse. Chaque décision importante nécessite l’unanimité des indivisaires, et n’importe quel indivisaire peut demander le partage à tout moment. La SCI permet de fixer des règles claires dans les statuts, de désigner un gérant qui prend les décisions courantes, et d’organiser la cession de parts. Pour un investissement à plusieurs sur le long terme, la SCI est généralement préférable.
Et si vous envisagiez d’autres formes d’investissement immobilier ?
Au-delà du choix entre SCI et nom propre, d’autres véhicules d’investissement méritent votre attention. Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) permettent d’investir dans l’immobilier sans les contraintes de gestion. Vous achetez des parts, et la société gère un parc immobilier diversifié en France ou à l’étranger.
Pour les investisseurs fortunés, le démembrement de propriété offre également des perspectives intéressantes. Vous achetez la nue-propriété d’un bien (à prix réduit), tandis qu’un usufruitier en conserve la jouissance pendant une période déterminée. À l’extinction de l’usufruit, vous devenez plein propriétaire sans avoir à payer de droits supplémentaires.
Les dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel ou le dispositif Malraux permettent aussi d’investir dans l’immobilier neuf ou ancien avec rénovation tout en réduisant votre impôt sur le revenu. Ces mécanismes s’appliquent généralement en nom propre et imposent des contraintes de location (plafonds de loyers, ressources des locataires, durée d’engagement).
L’immobilier locatif ne se résume donc pas au simple choix entre SCI et nom propre. Selon votre situation patrimoniale, vos objectifs et votre capacité d’investissement, d’autres options peuvent se révéler plus adaptées à votre projet.