L’année 2026 s’annonce comme une période charnière pour l’investissement immobilier en France. Entre la baisse progressive des taux d’intérêt, la redistribution des cartes du marché immobilier et l’évolution des attentes locatives, les opportunités se dessinent différemment selon les territoires. Vous vous demandez dans quelle ville investir en 2026 pour obtenir le meilleur rendement ? La réponse dépend de votre stratégie : recherchez-vous une rentabilité immédiate, un potentiel de valorisation à long terme ou un équilibre entre les deux ?
Dans ce guide, nous analysons les villes françaises les plus attractives pour l’investissement locatif, comparons les rendements moyens par zone géographique, et explorons les différentes stratégies adaptées à votre profil d’investisseur. Vous découvrirez également les critères essentiels pour choisir la bonne ville selon vos objectifs patrimoniaux.
Les critères essentiels pour choisir dans quelle ville investir en 2026
Avant de vous lancer dans un projet d’investissement immobilier, plusieurs facteurs déterminent la pertinence d’une ville. Le succès de votre achat locatif repose sur une analyse rigoureuse du marché local.
Le rendement locatif : l’indicateur de rentabilité à surveiller
Le taux de rendement brut constitue le premier critère d’évaluation. Il se calcule en divisant le loyer annuel par le prix d’achat du bien, multiplié par 100. En 2026, les villes moyennes affichent généralement des rendements supérieurs aux grandes métropoles. Un bon investissement locatif vise un rendement brut minimum de 5% pour compenser les charges et générer un cash-flow positif.
Attention toutefois : un rendement élevé ne garantit pas toujours la rentabilité. Il faut également considérer le taux de vacance locative, les charges de copropriété et la fiscalité applicable. Certaines villes offrent des rendements de 8% mais présentent une tension locative faible, ce qui peut entraîner des périodes sans locataire.
La tension locative : garantir une demande constante
Dans les zones à forte tension locative, la demande dépasse largement l’offre. Ce déséquilibre profite aux investisseurs en garantissant une occupation quasi-permanente du logement. Les villes étudiantes comme Toulouse, Nantes ou Bordeaux maintiennent une tension élevée grâce à leur population estudiantine renouvelée chaque année.
Le ratio entre le nombre de demandeurs et le nombre de logements disponibles détermine cette tension. Plus ce ratio est élevé, plus vous louez rapidement votre bien. Les quartiers en développement économique ou à proximité d’infrastructures de transport attirent également une demande soutenue.
Le potentiel de valorisation : penser à long terme
Au-delà de la rentabilité locative immédiate, l’investissement immobilier constitue un placement patrimonial. Certaines villes offrent un potentiel de valorisation significatif à moyen terme. Les zones en pleine mutation urbaine, les quartiers bénéficiant de nouveaux projets d’aménagement ou les villes attractives pour les entreprises présentent les meilleures perspectives.
La valorisation immobilière dépend de multiples facteurs : dynamisme économique, qualité de vie, accessibilité, présence d’emplois qualifiés. En 2026, les villes secondaires bien connectées aux grandes métropoles connaissent une revalorisation importante, portée par le télétravail et la recherche d’un meilleur cadre de vie.
La dynamique économique et démographique
Une ville dynamique attire de nouveaux habitants, crée de l’emploi et stimule la demande locative. Examinez le taux de chômage local, les secteurs d’activité dominants et les projets de développement économique. Les métropoles régionales qui diversifient leur tissu économique offrent une stabilité rassurante pour les investisseurs.
L’évolution démographique constitue également un indicateur précieux. Une population croissante signale une attractivité durable. À l’inverse, les territoires en déclin démographique présentent des risques accrus, même si les prix d’achat peuvent sembler attractifs.
Les villes françaises les plus rentables pour investir en 2026
Le classement des meilleures villes pour l’investissement locatif évolue chaque année. En 2026, plusieurs tendances se confirment : la montée en puissance des villes moyennes, l’attrait persistant de certaines métropoles régionales et les opportunités dans des zones jusqu’ici délaissées.
Les métropoles régionales : le juste équilibre
Lyon demeure une valeur sûre pour les investisseurs recherchant stabilité et potentiel. La capitale des Gaules combine un marché immobilier mature, une demande locative soutenue et un prix d’achat encore raisonnable dans certains quartiers. Le rendement locatif moyen oscille entre 4% et 5,5% selon les zones, avec une valorisation patrimoniale régulière. Les quartiers en développement comme la Confluence ou Gerland offrent des opportunités intéressantes pour les investisseurs visionnaires.
Toulouse séduit par son dynamisme économique porté par l’aéronautique et les nouvelles technologies. La ville rose affiche une croissance démographique continue, alimentée par ses universités et ses entreprises innovantes. Le rendement locatif s’établit autour de 4,5% à 6%, particulièrement dans les quartiers étudiants. La forte demande de location meublée représente une opportunité pour les investisseurs en LMNP.
Nantes confirme son attractivité auprès des jeunes actifs et des familles. La métropole atlantique conjugue qualité de vie, emplois diversifiés et accessibilité. Les prix immobiliers restent inférieurs à Paris tout en offrant une rentabilité locative honnête, entre 4% et 5,5%. Le centre-ville et les quartiers bien desservis par le tramway concentrent l’essentiel de la demande.
Les villes moyennes : la nouvelle frontière de la rentabilité
Les investisseurs avisés se tournent de plus en plus vers les villes de taille intermédiaire. Ces territoires proposent des prix d’achat modérés et des rendements locatifs souvent supérieurs à 6%.
Saint-Étienne figure parmi les champions de la rentabilité avec des rendements pouvant atteindre 8% à 10%. La ville ligérienne se réinvente progressivement et attire une nouvelle population grâce à ses prix accessibles. Les quartiers du centre rénovés offrent un bon compromis entre rentabilité et qualité du bien.
Le Mans profite de sa proximité avec Paris via la LGV et de son tissu économique diversifié. La ville présente un rendement moyen de 6% à 7%, avec une demande locative stable. Les zones proches de l’université et du centre historique fonctionnent particulièrement bien.
Clermont-Ferrand combine l’activité économique générée par Michelin et ses sous-traitants avec une population étudiante importante. Le rendement oscille entre 5,5% et 7%, dans un marché immobilier encore abordable.
L’Île-de-France au-delà de Paris : les opportunités de proche banlieue
Paris intra-muros affiche des rendements faibles, souvent inférieurs à 3,5%, en raison de prix au mètre carré élevés. La stratégie gagnante se situe dans la petite et moyenne couronne.
Saint-Denis et Aubervilliers représentent des marchés en pleine transformation. Le Grand Paris Express redistribue les cartes et valorise ces communes autrefois délaissées. Les rendements atteignent 5% à 6%, avec un fort potentiel de valorisation lié aux nouveaux transports. La prudence s’impose néanmoins : privilégiez les quartiers en mutation proche des futures stations de métro.
Nanterre bénéficie de son statut de pôle économique majeur avec le quartier d’affaires de La Défense. La demande locative reste soutenue, portée par les actifs travaillant dans le secteur tertiaire. Le rendement moyen se situe autour de 4,5% à 5%, dans un marché plus sécurisé que les villes précédentes.
Massy attire grâce à son accessibilité exceptionnelle et son tissu économique. La ville concentre des emplois dans les secteurs technologiques et bénéficie d’infrastructures de transport performantes. Les investisseurs y trouvent un équilibre intéressant entre rentabilité (4% à 5%) et sécurité locative.
Les destinations émergentes : la diagonale du vide devient attractive
Longtemps ignorée, la « diagonale du vide » révèle des opportunités surprenantes pour les investisseurs en quête de rentabilité maximale. Le Loiret, la Meurthe-et-Moselle ou la Loire proposent des rendements exceptionnels, parfois supérieurs à 9%.
Ces départements présentent néanmoins des risques à évaluer : la demande locative peut être plus volatile, et la revente s’avère parfois complexe. Cette stratégie convient aux investisseurs expérimentés capables d’identifier les micro-marchés porteurs dans ces zones.
Investissement locatif : quelle stratégie adopter selon la ville ?
Le choix de la ville influence directement la stratégie d’investissement la plus pertinente. Location longue durée classique, meublée, courte durée ou dispositifs fiscaux : chaque marché local favorise certains modèles.
La location meublée : idéale dans les villes étudiantes et dynamiques
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) offre des avantages fiscaux intéressants, particulièrement dans les villes universitaires. Toulouse, Nantes, Lyon, Bordeaux ou Lille concentrent une forte demande de logements meublés de la part des étudiants et des jeunes actifs.
La location meublée génère généralement un loyer supérieur de 10% à 20% par rapport à une location vide. Elle permet également d’amortir le mobilier et les équipements. En contrepartie, le turnover peut être plus élevé, ce qui augmente les frais de gestion et de remise en état.
Dans les quartiers étudiants, privilégiez les studios ou T2 proches des campus. Assurez-vous de la qualité du mobilier et des équipements pour satisfaire une clientèle exigeante. La période de septembre concentre l’essentiel de la demande, anticipez donc vos remises sur le marché.
La location courte durée : miser sur les villes touristiques
Le modèle Airbnb fonctionne efficacement dans les destinations touristiques ou les grandes métropoles. Paris reste évidemment un marché de choix, malgré une réglementation stricte. Les villes comme Bordeaux, Nice, Lyon ou Strasbourg offrent également un potentiel intéressant.
La rentabilité peut dépasser 8% à 10% dans les zones touristiques, mais elle nécessite une gestion active et réactive. Les charges sont plus élevées (ménage, linge, plateforme, taxe de séjour), et la fiscalité plus contraignante pour les revenus importants.
Attention aux réglementations locales : de nombreuses villes limitent désormais la location courte durée. Vérifiez impérativement le cadre légal avant d’investir dans cette stratégie. Les zones en banlieue parisienne comme Pantin ou Saint-Denis près des futures stations du Grand Paris Express présentent un intérêt croissant pour ce type de location.
La location longue durée classique : sécurité et stabilité
Dans les villes moyennes avec une population stable d’actifs, la location vide en bail de trois ans minimum reste la stratégie la plus sûre. Elle génère moins de contraintes de gestion, limite le turnover et garantit un revenu régulier.
Cette approche convient particulièrement aux investisseurs débutants ou à ceux qui privilégient la tranquillité. Les villes comme Le Mans, Clermont-Ferrand ou Orléans se prêtent bien à ce modèle. Privilégiez les T3 ou T4 pour attirer des familles, locataires généralement plus stables.
La location vide bénéficie également d’une fiscalité plus simple, même si moins avantageuse que le LMNP. Le régime réel d’imposition permet néanmoins de déduire de nombreuses charges.
Les dispositifs fiscaux : Pinel, Denormandie et autres leviers
Bien que le dispositif Pinel touche à sa fin progressive, certaines zones éligibles offrent encore des opportunités en 2026. Les villes en zones tendues (A, A bis, B1) permettent de réduire votre impôt tout en constituant un patrimoine locatif.
Le dispositif Denormandie, axé sur la rénovation de l’ancien, présente un intérêt dans les centres-villes en reconversion. Des villes comme Bourges, Albi ou Montauban proposent des biens éligibles avec un bon potentiel de valorisation après travaux.
Ces dispositifs imposent des contraintes : plafonds de loyers, ressources des locataires, engagement de location minimum. Assurez-vous que la ville choisie présente une demande locative suffisante pour respecter ces conditions sans difficulté.
Analyse comparative des rendements par zone géographique
La géographie française révèle des disparités importantes en matière de rentabilité locative. Comprendre ces différences permet d’affiner votre stratégie d’investissement selon vos objectifs.
Le Grand Est : des rendements élevés dans un marché accessible
Les villes du Grand Est proposent des prix d’achat modérés et des rendements attractifs. Nancy, Metz ou Reims affichent des taux bruts entre 6% et 8%. La tension locative reste modérée mais stable, portée par une économie en mutation progressive.
Le potentiel de valorisation s’avère plus limité que dans les métropoles de l’Ouest, mais la sécurité des revenus locatifs compense cette contrainte. Ces marchés conviennent aux investisseurs recherchant avant tout la rentabilité immédiate.
L’Occitanie : croissance démographique et dynamisme économique
Toulouse tire l’attractivité régionale, mais d’autres villes méritent l’attention. Montpellier combine croissance démographique soutenue et rayonnement universitaire, avec des rendements de 4,5% à 5,5%. Perpignan propose une rentabilité supérieure (6% à 7%) dans un marché touristique intéressant.
La région bénéficie d’une attractivité durable grâce à son climat et sa qualité de vie. Les prix immobiliers progressent régulièrement, offrant un potentiel de valorisation intéressant à moyen terme.
Les Hauts-de-France : la rentabilité avant tout
Lille se distingue comme métropole majeure avec un rendement correct (4,5% à 5,5%) et un marché locatif dynamique. Les villes moyennes comme Amiens, Valenciennes ou Dunkerque explosent les compteurs de rentabilité avec des taux pouvant atteindre 8% à 10%.
Ces marchés s’adressent aux investisseurs expérimentés capables de sélectionner les bons quartiers et d’accepter un turnover locatif potentiellement plus élevé. La demande locative existe mais nécessite une gestion rigoureuse et des biens de qualité.
La Normandie : proximité parisienne et potentiel
Rouen et Le Havre offrent des rendements entre 5,5% et 7%, dans des marchés immobiliers accessibles. La proximité de Paris via les liaisons ferroviaires rapides renforce l’attractivité de ces villes auprès des actifs.
La Normandie présente un bon compromis entre rentabilité et sécurité locative. Les villes moyennes comme Caen ou Évreux méritent également l’attention pour leur stabilité économique.
Les erreurs à éviter lors du choix de votre ville d’investissement
Même avec une analyse approfondie, certains pièges guettent les investisseurs, particulièrement ceux qui débutent. Anticiper ces erreurs courantes vous évitera des déconvenues.
Se focaliser uniquement sur le rendement brut
Un taux de rendement élevé masque parfois des faiblesses structurelles du marché local. Une ville peut afficher 10% de rentabilité parce que les prix sont artificiellement bas, en raison d’un déclin économique ou démographique. Sans demande locative solide, vous risquez des périodes de vacance prolongées.
Analysez toujours la tension locative, le taux de vacance moyen dans le quartier et les perspectives économiques de la ville. Un rendement de 5% dans un marché sécurisé vaut souvent mieux qu’un rendement de 9% dans une zone à risque.
Négliger la fiscalité locale et les charges
Les taxes foncières varient considérablement d’une ville à l’autre. Certaines communes appliquent des taux très élevés qui grèvent sérieusement la rentabilité nette. Intégrez systématiquement ces charges dans vos calculs de rentabilité.
Les charges de copropriété représentent également un poste important, particulièrement dans les immeubles anciens nécessitant des travaux. Un bien en copropriété avec 150 euros de charges mensuelles impacte directement votre cash-flow.
Ignorer l’état du marché locatif local
Certains quartiers d’une même ville présentent des dynamiques totalement différentes. Un quartier peut connaître une forte demande pendant qu’un autre à deux kilomètres peine à trouver des locataires. Étudiez les annonces de location dans la zone précise où vous envisagez d’acheter.
Consultez les délais moyens de location, les prix pratiqués et le profil des locataires recherchés. Cette analyse micro-locale fait souvent la différence entre un investissement rentable et un échec.
Sous-estimer l’importance de la gestion locative
Plus vous investissez loin de votre domicile, plus la gestion devient complexe. Dans une ville éloignée, vous dépendrez d’un gestionnaire local, ce qui génère des frais supplémentaires (8% à 10% des loyers). Ces coûts doivent être anticipés dès le départ dans vos calculs.
La qualité de la gestion locative influence directement votre rentabilité. Un gestionnaire réactif limite les périodes de vacance et sélectionne des locataires solvables. Ne négligez pas ce point pour économiser quelques euros.
L’investissement à l’étranger : faut-il regarder au-delà de la France ?
Face à la fiscalité française et aux prix élevés dans certaines métropoles, l’Espagne attire de nombreux investisseurs français. Le pays ibérique propose des rendements intéressants et un marché touristique dynamique.
L’Espagne : rendements et fiscalité attractive
Des villes comme Valence, Alicante ou Malaga offrent des rendements locatifs bruts entre 5% et 8%, avec une fiscalité plus clémente qu’en France. Le marché de la location saisonnière fonctionne excellemment dans les zones balnéaires.
Les prix d’achat restent généralement inférieurs à la France pour une qualité de vie équivalente, voire supérieure grâce au climat. L’Espagne présente également l’avantage d’une fiscalité successorale moins punitive pour la transmission patrimoniale.
Les risques spécifiques de l’investissement à l’étranger
Investir hors de France nécessite une connaissance approfondie du droit local, du fonctionnement administratif et du marché immobilier espagnol. Les différences culturelles dans la gestion locative peuvent surprendre les investisseurs habitués au système français.
Le risque de change existe également, même si l’euro élimine cette problématique au sein de la zone euro. Les complications surviennent surtout lors de la revente ou en cas de litige avec un locataire, les procédures légales différant sensiblement.
Avant de vous lancer dans l’immobilier espagnol ou dans tout autre pays étranger, assurez-vous de bien maîtriser l’environnement juridique et fiscal. L’accompagnement par des professionnels locaux devient alors indispensable.
Préparer son projet d’investissement : les étapes clés
Une fois la ville sélectionnée, la réussite de votre investissement repose sur une préparation méthodique. Plusieurs étapes structurent votre démarche.
Définir votre budget et votre capacité d’emprunt
Analysez d’abord votre situation financière globale. Quel apport pouvez-vous mobiliser ? Quelle mensualité de crédit pouvez-vous supporter confortablement ? Les banques appliquent généralement un taux d’endettement maximum de 35% incluant l’ensemble de vos crédits.
Votre capacité d’emprunt détermine le montant que vous pouvez investir. En 2026, les taux de crédit immobilier remontent progressivement mais restent historiquement raisonnables. Comparez les offres de plusieurs établissements pour obtenir les meilleures conditions.
Analyser précisément le marché local
Une fois votre budget défini et la ville choisie, affinez votre analyse au niveau du quartier. Visitez les zones qui vous intéressent, observez l’environnement, les commerces, les transports en commun. Discutez avec les agents immobiliers locaux pour comprendre les dynamiques du marché.
Identifiez les projets d’aménagement prévus qui pourraient valoriser ou dévaloriser le secteur. Un futur tramway peut transformer un quartier excentré en zone prisée. À l’inverse, la construction d’une infrastructure bruyante peut nuire à l’attractivité.
Sélectionner le bon bien immobilier
Le type de bien influence directement votre rentabilité et votre cible locative. Un studio attire des étudiants ou des jeunes actifs célibataires, avec un turnover plus élevé mais un rendement au mètre carré supérieur. Un T3 ou T4 séduit les familles, offrant plus de stabilité locative.
Privilégiez les biens nécessitant peu de travaux, surtout si vous débutez. Un bien à rénover peut sembler une bonne affaire, mais les coûts et les délais s’envolent souvent. Si vous optez pour la rénovation, budgétisez large et ajoutez 20% de marge de sécurité.
Optimiser le financement et la fiscalité
Montez un dossier bancaire solide avec tous les éléments justificatifs. Plus votre dossier est complet et professionnel, meilleures seront vos conditions de crédit. N’hésitez pas à négocier le taux, l’assurance emprunteur et les frais de dossier.
Choisissez le régime fiscal le plus adapté à votre situation. Le LMNP avec amortissement convient pour maximiser la rentabilité nette, tandis que le régime réel en location vide permet de déduire vos charges. Un expert-comptable spécialisé en immobilier peut vous guider dans cette décision.
FAQ : vos questions sur l’investissement immobilier en 2026
Le rendement locatif brut moyen oscille entre 4% et 6% selon les villes. Les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Bordeaux affichent des rendements plus faibles (3% à 5%) en raison de prix d’achat élevés. Les villes moyennes proposent des rendements supérieurs, entre 6% et 8%, voire plus dans certaines zones. Le rendement net, après déduction des charges, taxes et frais de gestion, se situe généralement 2 à 3 points en dessous du rendement brut.
La réponse dépend de vos objectifs. Les grandes villes offrent plus de sécurité locative, une meilleure liquidité lors de la revente et un potentiel de valorisation supérieur. Elles conviennent aux investisseurs patrimoniaux privilégiant la sécurité. Les villes moyennes génèrent une rentabilité immédiate plus élevée mais présentent parfois plus de risques en termes de vacance locative et de revente. Elles attirent les investisseurs recherchant du cash-flow positif.
Plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la tension locative : le ratio entre le nombre de demandeurs et l’offre disponible, le délai moyen de location dans le quartier, et le taux de vacance. Consultez les données de l’observatoire des loyers local, analysez les annonces sur les plateformes de location et interrogez les agences immobilières du secteur. Une ville avec moins de 15 jours de délai moyen de location présente une bonne tension locative.
L’ancien offre généralement un meilleur rendement locatif grâce à un prix d’achat inférieur. Il permet d’investir dans des quartiers centraux et recherchés. Le neuf propose des avantages fiscaux (Pinel jusqu’à son extinction), des frais de notaire réduits (2% à 3% contre 7% à 8% dans l’ancien) et aucun travaux à prévoir sur plusieurs années. Le neuf convient aux investisseurs recherchant la tranquillité et l’optimisation fiscale, l’ancien aux investisseurs privilégiant la rentabilité pure.
Avec un apport de 10 000 à 15 000 euros, vous pouvez acquérir un studio ou un petit T2 dans une ville moyenne où les prix restent accessibles. Le crédit immobilier finance jusqu’à 90% du projet dans de nombreux cas. Votre capacité d’emprunt détermine ensuite le montant global. Certains investisseurs débutent même sans apport personnel, en finançant 110% (incluant les frais de notaire), mais les conditions bancaires sont alors plus strictes et les taux moins favorables.
La location courte durée peut générer d’excellents rendements dans les zones touristiques ou les grandes métropoles, souvent entre 8% et 12%. Néanmoins, la réglementation se durcit dans de nombreuses villes. Paris impose désormais des quotas stricts, et d’autres municipalités suivent. Les charges sont également plus élevées (ménage, linge, commission plateforme, taxe de séjour). Cette stratégie nécessite une gestion active et convient surtout aux investisseurs prêts à s’investir dans la gestion quotidienne ou à payer un gestionnaire spécialisé.
Plusieurs solutions existent pour sécuriser vos revenus locatifs. La garantie Visale, gratuite, couvre les loyers impayés pour certains profils de locataires (jeunes de moins de 31 ans, salariés précaires). L’assurance loyers impayés, payante (environ 3% des loyers), protège contre les défauts de paiement mais impose des critères de solvabilité stricts pour les locataires. Une sélection rigoureuse des locataires reste la meilleure prévention : vérifiez les revenus (3 fois le montant du loyer minimum), consultez les avis des précédents bailleurs et demandez plusieurs garanties.
2026, l’année des opportunités ciblées
L’investissement immobilier en 2026 récompense les stratégies réfléchies et les analyses approfondies. Plus que jamais, le choix de la ville détermine votre réussite. Les grandes métropoles sécurisent votre patrimoine et offrent une liquidité rassurante. Les villes moyennes boostent votre rentabilité immédiate. Les marchés émergents tentent les investisseurs audacieux.
Votre profil, vos objectifs et votre tolérance au risque orientent votre décision. Un jeune investisseur recherchant du cash-flow privilégiera des villes moyennes à fort rendement. Un investisseur patrimonial proche de la retraite optera pour la sécurité d’une métropole régionale. Chaque stratégie trouve sa ville idéale en France.
Le marché immobilier français en 2026 se stabilise après plusieurs années de turbulences. Les taux de crédit demeurent raisonnables, la demande locative reste soutenue dans de nombreuses zones, et les opportunités se multiplient pour les investisseurs préparés. Le succès ne tient plus au hasard mais à l’analyse, à la méthode et à l’accompagnement par des professionnels compétents.
Dans quelle ville investir en 2026 ? La réponse se trouve dans l’équilibre entre vos ambitions, votre situation financière et les réalités du marché local. Prenez le temps d’analyser, de comparer et de vous projeter. L’investissement immobilier se construit sur le long terme. Chaque euro investi aujourd’hui dans la bonne ville construit votre patrimoine de demain.
Et l’investissement participatif immobilier, une alternative à considérer ?
Au-delà de l’acquisition directe d’un bien, l’investissement participatif immobilier (crowdfunding) se développe considérablement en France. Cette approche permet d’investir dans des projets immobiliers à partir de quelques centaines ou milliers d’euros, sans les contraintes de gestion locative. Les plateformes spécialisées proposent des rendements attractifs, entre 8% et 12% selon les projets, sur des durées généralement comprises entre 12 et 36 mois.
Cette solution convient particulièrement aux investisseurs souhaitant diversifier leur patrimoine immobilier sans immobiliser un capital important ni gérer les aspects opérationnels. Elle comporte néanmoins des risques spécifiques liés à la réussite du projet financé et à la solvabilité du promoteur. Le crowdfunding immobilier s’inscrit comme une brique complémentaire d’une stratégie patrimoniale globale, aux côtés de l’investissement locatif traditionnel.